La commission Européenne cherche un nouveau sysadmin
Le service de streaming du conseil de l'union Européenne utilise des technologies douteuse et complètement incompatibles avec Linux et d'autres système d'exploitation. De plus ils éditent une FAQ assez éloquente le support qu'ils offrent aux utilisateurs.
Il y a quelque jours, quelqu'un à découvert la phrase suivante sur la FAQ du conseil de l'union Européenne:
Le service média "streaming" du Conseil de l'Union européenne en direct
peut être visionné sur les plates-formes Microsoft Windows et
Macintosh. Nous ne pouvons légalement pas supporter Linux.
La nouvelle a rapidement fait le tour de toute l'actualité informatique, les administrateurs du conseil perdant petit à petit du crédit. Rapidement, le texte fut changé en:
Le service média "streaming" du Conseil de l'Union européenne en direct
peut être visionné sur les plates-formes Microsoft Windows et Macintosh.
Ce qui au final ne change rien au problème, seul un petit nombre de plateforme est supporté et la cause est qu'ils ont investi dans une mauvaise technologie propriétaire, à savoir le format WMV. Beaucoup aimeraient que le codec utilisé soit Theora (libre, sous licence BSD), à tel point qu'une pétition fut rapidement lancé pour pousser le conseil de l'union a changer leur pratique.
Pour le moment, le conseil de l'union n'a pas changé ses pratiques et se garde bien de communiquer sur le sujet. On peut d'ailleurs constater de nombreux points étonnant dans la FAQ du site, par exemple:
Firefox et Opera seront supportés, mais avec un nombre minimal de
fonctionnalités: aucune possibilité d'utilisation de la Table des
matières pour positionner le "streaming".
Mozilla Firefox, qui a un poids important dans toute l'Europe (plus de 60% des visiteurs de ce site) se voit réduit en nombre de fonctionnalité. Ceci montre que le développement s'attache à un navigateur plutôt que d'utiliser au maximum les standards et rester ainsi accessible par tous.
Cette situation est tout à fait intolérable de la part d'une instance Européenne, je vous invite à signer vous aussi la pétition online.

